mercredi 7 septembre 2011

Mon premier week end SM chez Jacques (1ère partie)


J'avais de nombreuses fois entendu Yvan et Jérôme parler des week end SM chez Jacques mais je ne savais ni où se trouvait sa propriété ni ce qui se passait réellement. En fait, j'avais juste compris que je commençais à être prêt à y participer alors que je pratiquais déjà ce genre de jeu depuis plus de deux ans. Ca devait donc être absolument terrible. Jacques était un genre de président pour une société un peu mystérieuse d'amateurs de SM extrême. Je l'avais compris lorsqu'il était venu en week end à la maison et que nous avions fait une soirée au "Birch". Il était manifestement très connu des participants. Cependant, ce qui se passait chez lui était nettement plus poussé que des plans dans les clubs où il recrutait d'éventuels participants je le savais.
Je participai à mon premier week end à la fin du mois de mai. C'était le début de mes vacances et je soupçonnais Yvan d'avoir négocié pour la date afin que mes examens de licence soient terminés. A peu près une semaine plus tôt, je compris que quelque chose se tramait car Yvan et Jérôme se téléphonaient beaucoup et discutaient à mots couverts. Un soir de la semaine, je surpris même une conversation avec un interlocuteur que j'identifiai par rapport à ce qui se disait comme étant Patrick. Cependant, Yvan ne m'informa que nous partions que le vendredi soir alors que nous devions prendre la route très tôt le lendemain matin.
- Ce week end, nous allons chez Jacques. Tout est organisé. Jérôme passe nous prendre demain matin à quatre heures.
Je ne répondis pas mais à la tête que je devais faire, il compris que j'étais un peu inquiet.
- J'ai demandé à ce que tu sois un peu ménagé comme c'est la première fois mais tu vas quand même souffrir. Tu ne dois rien répéter de ce que tu verras. T'as compris ? A personne !
- Oui...
- La confidentialité est primordiale. Ce genre de week end ne se fait que sur invitations de gens triés sur le volet et parfaitement averti.
- Oui, d'accord.
Je ne voyais pas très bien à qui, hormis Marc, je pouvais répéter ce que je vivais car je ne fréquentais pas grand monde. Yvan m'envoya me coucher sans me toucher ce qui était très rare pour un vendredi soir. Dans mon lit, j'essayais d'imaginer ce que j'allais vivre. Je voyais un donjon médiéval, des gens cagoulés ou je ne sais quoi... je n'étais pas loin du compte.
Le lendemain matin, douché de la veille, j'enfilai les vêtements qu'Yvan avait prévu pour moi. C'était un jean et un tee shirt, pas de sous-vêtement mais des chaussettes et des baskets. Il n'avait pas pris de soin à choisir ce que j'allais porter donc je supposai que je passerai le week end à poil. Sur le coup des quatre heures nous descendîmes dans la rue. Yvan avait un sac rempli de fringues pour lui. La rue était totalement déserte et nous ne parlions pas lorsque, quelques minutes plus tard, Jérôme arriva au volant d'une camionnette noire dont tout l'arrière était fermé et sans vitre. Ils me firent grimper et m'installer sur un siège puis s'assirent à l'avant. Après s'être dit bonjour ils discutèrent un peu.
- Tu n'as pas amené de nana finalement ?
- Non, celle que j'envisageais s'est dégonflée. Et toi, ton petit bâtard, il a une idée de ce qui va lui arriver ?
- Vaguement mais j'ai demandé à Jacques de ne pas trop le secouer pour la première fois. J'ai aussi appelé Patrick parce que je sais que quand il est dans le trip, il est plutôt hard.
- T'as bien fait, il faut y aller progressivement mais tu sais, il est déjà bien endurant.
Ils discutaient comme si je n'étais pas là. La route se faisait comme ça, entre silence et banalités. Je ne savais absolument pas où nous allions car je voyageais dans la pénombre et je n'avais ni la notion du temps ni de la distance parcourue. Je sais juste que nous nous sommes arrêtés sur une aire de repos pour routiers pour prendre un petit déjeuner. Je suis incapable de dire quelle direction nous avions pris. J'avalai vaguement un bout de croissant et un verre du café qu'ils avaient emmené dans une bouteille thermos mais j'étais si nerveux que je ne me forçais pas plus. Je dirai qu'il était à peu près sept heures du matin lorsque nous avons fait cette halte. Peu après, nous avons pris de petites routes, j'ai su, bien longtemps après que nous devions contourner la frontière suisse, non pas pour éviter la douane mais pour que je ne me rende pas compte que l'on allait en Suisse. Le voyage me semblait interminable et j'avais de plus en plus la peur au ventre. C'était insupportable. Nous roulions depuis plusieurs heures quand la conversation prit un nouveau tour.
- On va s'arrêter là.
- Ouais, c'est bien.
- Allez, descends.
J'obéis. Les deux mecs me firent mettre à genoux et je dus les sucer. Manifestement, nous étions dans une forêt profonde. Ils se tenaient par l'épaule tandis que je m'activais. Ca ne dura que quelques minutes puis Jérôme pris la parole.
- Allez, à poil.
Je me déshabillai sans discuter. Ils rentrèrent leurs queues dans leurs pantalons et mirent mes vêtement en vrac dans la camionnette. Yvan me banda les yeux et m'attacha les mains dans le dos puis me porta à l'intérieur et sans qu'ils aient échangé deux mots, nous reprîmes la route. J'étais totalement désorienté. C'était très pénible. J'avais la bouche sèche et je me sentais complètement à leur merci. C'était très excitant et en même temps, la peur de l'inconnu me paralysait un peu. Nous roulâmes encore un long moment dans de petites routes. Par moment, j'avais un peu la nausée mais je ne disais rien. Tant que c'était supportable, j'avais résolu de ne pas parler si on ne m'interrogeait pas.
- Tourne là, c'est plus court.
La camionnette ralentit un peu et mon mal au coeur commença à s'estomper. Jérôme stoppa le moteur. 
- Allez, c'est le moment de descendre. 
J'avais les yeux bandés et Yvan me guidait en me tenant par la taille. Je sentais son odeur et la force de son bras. J'ai trouvé ça excitant et terrible à la fois.
- Porte-le sinon on va jamais s'en sortir. 
Il me saisit par les jambes et me jeta sur son épaule. Mes bras me faisaient un peu mal. Ca commençait bien. Il fit quelques pas et j'entendis la voix de Jacques.
- Salut les mecs, vous avez fait bonne route ?
- Ouais, super. On est parti à quatre heures. On a bien roulé.
- Allez, entrez.
Yvan fit quelques pas puis, imperceptiblement, je sentis que nous étions entré dans la maison au son de leur voix car le bandeau occultait totalement ma vision. 
- On va le détacher et le mettre en cellule avec Cyril. Patrick et Bara viendront s'occuper d'eux tout à l'heure. David ne viendra pas. Je pense qu'il a pris du champ par rapport à Patrick. Il n'y aura donc que deux soumis, pas mal de public et on va bien s'exciter ne vous inquiétez pas.
Il enleva mon bandeau. Après quelques secondes, je pus voir ce qui m'entourait. C'était incroyable. Dans mes fantasmes les plus dingues, je n'aurais jamais cru qu'un endroit pareil pouvait exister. C'était une cave voutée immense. Il y avait au moins 300 mètres carré si ce n'est pas plus et dans tous les coins des instruments de tortures dont la plupart étaient d'inspiration médiévale : des carcans, une table d'élongation, des croix de Saint-André, d'énormes chaînes et colliers un peu rouillés, des fouets et autres instruments, des sondes pour le sexe et plein d'autres choses. Je pense qu'Yvan avait voulu recréer un truc un peu comme celui-là dans sa maison de la Drôme mais ça n'avait rien de commun. 

C'était un vrai donjon avec des cellules et tout ce qu'il fallait. Il y avait même un portique qui ressemblait à ce qu'on utilisait à Singapour pour punir les prisonniers dans les camps militaires. J'en avais déjà entendu parler par Patrick. C'était hallucinant. 
Jacques me détacha les mains et on me poussa dans une des trois cellules. Là, un jeune homme brun était aux fers et attaché contre le mur par une chaîne relativement longue. 

C'était Cyril. Il allait être mon compagnon d'infortune avec Pierre-Yves, dont je fis la connaissance quelques années plus tard, assez souvent et régulièrement durant la suite de ma relation avec Yvan. Jacques m'attacha une espèce de menotte en fer et assez lourde à la cheville. J'étais à mon tour fixé au mur.
- Voilà, tu as assez de chaîne pour aller aux chiottes et sur ta couchette. Les gars, un petit café ?
- Super.
Ils refermèrent la porte et me laissèrent avec Cyril. Nous nous présentâmes :
- Salut Cyril.
- Moi c'est Etienne.
- T'es avec ton master depuis longtemps ?
- Bientôt trois ans.
- Tu sais comment ça se déroule ?
- Non...
- Et bien pour commencer les invités vont arriver, ensuite on va être "interrogés" c'est à dire torturés pour nous faire avouer ce qu'ils veulent. 
- C'est public.
- Oui, il y a deux bourreaux maintenant, Bara, un black et Patrick.
- Je connais Patrick.
- Ok. Ensuite, une fois qu'on en aura bien bavé, on va être emmené au "tribunal". Jacques est le président et il va nous lire ce à quoi on va être condamnés. Cette nuit, attends-toi à des visites de mecs qui veulent baiser ou se faire sucer.
- Et demain.
- Demain matin à l'aube, les sentences vont être exécutées en public. Ensuite c'est quartier libre. Chacun va pouvoir faire de nous ce qu'ils voudra. En principe, c'est une journée abattage. On est attachés et ils se vident les couilles en nous utilisant. Tu es endurant ?
- On verra bien.
- T'as peur ?
- Un peu...
- Courage, si ton Master t'amène ici c'est qu'il pense que tu peux supporter.
Je savais ça très bien mais ça ne me rassurait pas du tout. J'avais la gorge serrée et je ne me voyais pas discuter à bâtons rompus avec Cyril. Je m'allongeai donc sur ma couchette et m'enveloppai dans la couverture. Le bruit de la chaîne à ma cheville me rappela cruellement qu'il fallait aller jusqu'au bout.



A suivre...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire