lundi 26 septembre 2011

Séjour à Paris pour mes 21 ans (1ère partie)

Le lendemain de Noël, nous venions de baiser lorsqu'Yvan m'annonça que nous allions passer quelques jours à Paris et y fêter mon anniversaire. Mes parents n'étant pas revenus cette année-là, j'étais assez content. 

Je me doutais bien qu'il y aurait une contrepartie sexuelle mais ce n'était pas pour me déplaire. J'imaginais que je passerai la soirée de mes 21 ans au Keller ou dans un autre endroit du même genre. Nous prîmes donc le train dès le surlendemain de Noël. J'aimais bien voyager en TGV avec Yvan. Il lisait tout le long du trajet mais il était tout à moi sans aucune interférence. Je le regardais. Il était de plus en plus attirant. Les années semblaient le rendre encore plus excitant. Dès notre arrivée à Paris, son attitude changea. Il devint dur et exigeant. Lorsque nous arrivâmes à l'hôtel, il m'ordonna de ranger le contenu des valises dans les bagages. Il avait amené assez peu de matos SM, quelques vêtements et pour moi, des tee shirts des boxers et de chaussettes de rechange uniquement. J'allais porter toujours le même vieux jean, un pull et mon bombers. J'imaginais bien qu'il n'allait pas m'emmener dans des endroits chics mais l'hôtel était un Sofitel très confortable. Nous arrivâmes donc vers 16 heures et il m'informa qu'on allait se balader dans le Marais. Avant de quitter la chambre d'hôtel, il me plaqua contre le mur et m'embrassa :
- On va te trouver un petit cadeau...
Je lui rendis son baiser et nous nous engouffrâmes dans le métro. Yvan me regardait fixement. Il avait exigé que je me fasse couper les cheveux la veille. J'étais très looké comme il aimait. Mon jean était si usé que je m'attendais à le voir craquer à tout moment. Il adorait me voir habillé comme ça et je le savais. Nous descendîmes à Châtelet-les-Halles et commençâmes à nous balader dans le quartier. Il me fit entrer dans un sex shop de la rue Saint Denis et commença à regarder les martinets et autres fouets. J 'eus alors une idée de ce que j'allais avoir comme cadeau d'anniversaire. Il ne trouva rien, le vendeur asiatique ne nous regarda même pas. Nous continuâmes alors notre périple. Nos pas nous portèrent rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie en plein coeur du quartier gay. Manifestement, Yvan savait où il allait. Nous tournâmes dans une petite impasse et entrâmes dans un sex shop gay à la devanture discrète et minuscule. Le vendeur était habillé en militaire, les cheveux rasé, un débardeur noir et un treillis. Je le revois comme si c'était hier. Il était assez séduisant avec son petit air bourrin. Plusieurs mecs très typés SM regardaient les fringues en cuir, godes et autres accessoires. A l'intérieur, le magasin n'était finalement pas si petit. 

Le vendeur nous interpella :
- Salut les mecs vous cherchez quelque chose en particulier.
Yvan s'approcha du comptoir.
- Ouais, je voudrais un martinet. Un truc qui marque bien la peau.
- C'est pour lui ? Demanda le mec en me montrant de la tête.
- Oui, c'est mon slave.
- Très mignon. Tu sais les choisir.
- C'est mon mec attitré. Il va avoir 21 ans et je veux lui marquer un peu le dos et le cul pour l'occasion.
- J'ai pas mal de fouets et de martinets sur le tableau là-bas. Le mieux est que tu essaye maintenant.
Une espèce de panique s'empara de moi. Il n'allait quand même pas essayer les martinets ici devant tout le monde sur moi.
- T'as raison. C'est le plus simple. On peut se mettre où ?
- Descends les quelques marches et fais-le s'appuyer sur le banc ou la chaise.
Je regardai Yvan incrédule. Il n'allait quand même pas faire ça ?! Il me sourit.
- Fais pas cette tête, je peux pas t'acheter n'importe quoi, il faut bien essayer.
Il me prit par la nuque et me fit descendre les quelques marques.
- Allez, baisse ton jean.
J'hésitais.
- Baisse-ton jean, plus vite que ça ! 
J'ouvris ma braguette bouton après bouton et je descendis mon pantalon au niveau des genoux. J'étais en boxer. Les clients me regardaient du coin de l'oeil. Je me sentais humilié. Ce n'était pas assez pour Yvan.
- Allez, cul nu.
Je le regardai implorant. 
- Je peux quand même pas essayer les martinets sur ton slip ! 
Doucement, je baissais mon boxer. Le vendeur vint nous rejoindre. 
- Joli cul en plus ! 
- Ouais, je l'ai un peu choisi pour ça. Un soumis, ça doit avoir de belles fesses. Allez Etienne, penche-toi.
J'obéis, je pris appui sur le siège d'une chaise, mon corps maintenu par le dossier. Yvan prit un premier martinet et m'en donna trois ou quatre coups. Le vendeur le lui déconseilla.
- S'il a un peu d'expérience, ça va juste le caresser. Tu devrais plutôt essayer celui qui a de petites lanières courtes.
Un autre essai. Là, mes fesses étaient mordues plus cruellement par le cuir brut. Je bougeais un peu. Yvan ne s'énerva pas.
- En place.
J'obéis. Il frappa deux ou trois autres coups.
- Pas mal mais je trouve que le manche ne se tient pas bien.
Les clients du sex shop regardaient la scène. Certains se branlaient. J'étais partagé entre l'excitation et l'humiliation qui faisait que j'aurais voulu me trouver ailleurs. Yvan essaya un troisième martinet. Il tapait sèchement. Ca me faisait mal. Je laissais échapper un gémissement. L'un des clients se branlait de manière ostentatoire.

- Celui-ci n'est pas mal.
- Ouais mais si tu veux un truc qui laisse des marques, il vaut mieux une badine.
- J'en ai déjà plusieurs mais je trouvais que le martinet comme pour les sales gamins, c'était une bonne idée. 
- Il y a bien celui-là mais les lanières sont un peu coupantes. Il est pour des slaves expérimentées. 
- Envoie... Je vais essayer.
Les coups pleuvaient, secs, sonores, cuisants. Je gémissais franchement. Le vendeur s'adressa aux clients :
- Vous crachez pas dans le magasin les mecs, c'est moi qui nettoie. 
Yvan semblait galvanisé par l'excitation des autres et me flanqua une correction plus appuyées. Je bougeais à nouveau.
- Mets pas les mains ! En place !
Il recommença.
- Je vais prendre celui-là. Il me paraît bien. Allez, remets ton fut.
Je me rhabillai maladroitement. Yvan accompagna le vendeur jusqu'au comptoir. Je les entendis chuchoter alors que je les rejoignais sous l'oeil entendu des clients. 
- Tu vas l'emmener en club ?
- Je pensais aller au "Keller" demain soir. Ce soir je l'emmène au resto pour son anniversaire. 
- Si tu veux, demain soir, je vous organise un plan trash.
- Comment ça ?
- J'ai un pote qui a un entrepôt à une quarantaine de kilomètres. C'est isolé. Je peux réunir plusieurs mecs et on lui fait passer un bon anniversaire.
- Ouais, une touze ça me branche pas trop. Je veux plutôt un plan SM. 
- C'est ce que j'ai dans l'idée. Tu me laisse ton tel, j'organise ça et je t'appelle à midi demain. Si c'est ok, on se rejoint ici à 20 h et je vous emmène. L'entrepôt est vide mais j'emmènerai du matos et les mecs sont très hard. C'est le genre un peu skins. Ca te branche ?
- Pourquoi pas mais SSR obligatoire.
- Ca va sans dire. Tu veux combien de gars ?
- Pas plus de quatre s'il est le seul slave.
J'assistais à leur conversation complètement médusé. Pour mon anniversaire, j'allais avoir droit à une séance de torture dans un endroit isolé avec des types que je ne connaissais pas. Je redoutais qu'Yvan accepte.
- Ok pour moi. Ce sera une expérience différente. Il est déjà allé au "Keller" deux fois. Je compte sur toi...
- Moi c'est Luc.
- Ok, moi c'est Yvan et lui...
- Etienne, je t'ai entendu.
- J'amène quelque chose.
- Le martinet et ton petit slave. Ca sera parfait.
La conversation s'était tenue à voix basse. Yvan paya l'objet et acheta trois jockstrap et nous ressortîmes dans la rue.
- T'as peur ?
- Un peu...
- T'as pas confiance en moi ?
- Si bien sûr mais les skins...
- On verra bien, si ça tourne mal, j'arrête tout tu peux te reposer sur moi.
- D'accord...
Je le dis en tremblant. J'étais un peu terrifié par ce qui allait m'arriver. Le soir, Yvan m'invita à manger dans un restaurant russe qu'il connaissait dans le 17ème. C'était formidable, il était détendu et charmant. En rentrant, il me baisa longuement comme un amant normal qui veut faire plaisir à son compagnon. Je ne m'endormis pas. Le plan du lendemain me faisait vraiment peur.


A suivre...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire